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Congrégation Sœurs de la charité Notre-Dame d'Evron

Origines et fondation (Perrine Thulard, 1682)

La congrégation des Sœurs de la Charité de Notre-Dame d’Évron a été fondée en 1682 par Perrine Thulard à La Chapelle-au-Riboul, en Mayenne, France. Perrine Thulard, animée par une profonde foi chrétienne et un désir sincère d’aider les plus démunis, a initié une communauté religieuse dédiée à l’éducation des enfants, au soin des malades et à l’assistance aux pauvres des milieux ruraux.

À travers son engagement et son témoignage, Perrine Thulard a posé les bases d’une congrégation dynamique, enracinée dans la charité et la compassion, qui allait ensuite s’étendre bien au-delà de son territoire d’origine, poursuivant sa mission de service et d’amour envers les populations vulnérables.

1. Contexte historique

La Congrégation trouve ses racines au XVIIe siècle, dans un contexte marqué par :

  • Une profonde misère sociale et matérielle dans les campagnes françaises.

  • Un manque criant de structures pour l’accueil des malades, pauvres, orphelins et vieillards.

  • L’élan caritatif suscité par l’esprit de Saint Vincent de Paul et de Sainte Louise de Marillac, qui inspire un grand nombre d’initiatives féminines consacrées au service des plus démunis.

2. La figure fondatrice : Perrine Thulard (1644-1706)
  • Perrine Thulard, une humble femme de la paroisse d’Évron, en Mayenne, touchée par la détresse des plus pauvres, commence en 1682 à soigner les malades et accueillir les indigents dans une petite maison attenante à l’hôpital de la ville.

  • Elle n’est pas religieuse de vœux au départ mais vit une consécration laïque, animée par un profond désir d’imiter le Christ serviteur et de vivre la charité évangélique au quotidien.

  • Rapidement, d’autres femmes rejoignent son action, partageant son idéal de service et de dévouement.

3. Naissance de la communauté
  • Ces femmes, réunies autour de Perrine Thulard, vivent une vie fraternelle simple, faite de prière et de service des pauvres, sous la protection de Notre-Dame d’Évron.

  • Elles sont soutenues par les prêtres de la paroisse et par l’évêque du diocèse du Mans (dont dépendait Évron à l’époque), qui leur donne une première règle inspirée de celle des Filles de la Charité de Saint Vincent de Paul.

  • 1682 marque ainsi la naissance du « petit noyau » qui deviendra, un siècle plus tard, la Congrégation des Sœurs de la Charité de Notre-Dame d’Évron.

4. Reconnaissance et structuration (XVIIIe – XIXe siècle)
  • Après la mort de Perrine Thulard (1706), la communauté poursuit son œuvre.

  • Malgré les épreuves de la Révolution française (fermeture temporaire, dispersion des sœurs), le groupe se reconstitue.

  • En 1803, l’évêque de Laval reconnaît officiellement la Congrégation, lui donnant un statut canonique et permettant son développement dans d’autres régions de France.

  • Dès lors, la congrégation étend son apostolat dans les hôpitaux, hospices, écoles et orphelinats, fidèle à l’esprit originel de Perrine Thulard.

5. Héritage spirituel

Le geste prophétique de Perrine Thulard en 1682 reste la pierre fondatrice de la congrégation :

  • Une charité humble et incarnée, proche des souffrants.

  • Une communauté fraternelle, ouverte à toutes les misères humaines.

  • Une mission mariale, confiée à Notre-Dame d’Évron, signe de tendresse et de protection maternelle.

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